Morgane Molina

Morgane...

Journée noire pour le Kursaalamalecs.

Notre camarade Morgane a laissé tomber une dernière fois le rideau. Il aura lutté jusqu’au dernier jour face à un ennemi qui finit toujours par gagner la partie. Je ne prétends pas avoir été un de ses amis, je laisse cet honneur à des personnes qui le méritent bien plus que moi. Par contre, nous nourrissions une passion commune et sans mesure pour tout ce qui touchait au théâtre. Malgré le très gros bagage qu’il avait emmagasiné lors de ses stages, ses cours, ses expériences dans différentes troupes, il restait d’une humilité qui n’avait d’égale que sa gentillesse. Jamais, il ne m’a appelé par mon prénom, pour lui j’étais « le chef » et c’était dit sans la moindre ironie. Son grand rêve était de faire de sa passion son métier et il était prêt à tous les sacrifices pour y arriver. Sans cette foutue maladie, il aurait déjà dû faire sa première mise en scène pour « Un drôle de réveillon », je comptais d’ailleurs beaucoup sur lui pour assurer ponctuellement le rôle de metteur en scène. Il s’était mis à écrire une pièce et se réjouissait à l’avance de la faire jouer par le Kursaalamalecs. A l’hôpital il m’avait dessiné un plan de la scène, entrées, sorties, il avait tout dans sa tête.   

Il avait rejoint notre compagnie en septembre 2018 pour « Larguez les amarres » pour enchainer avec bonheur toute une série de rôles dans des registres très différents. Ce qui l’intéressait c’était de jouer, d’être en scène avec ses partenaires de jeu en ne tirant jamais la couverture à lui. Jamais un caprice, pas la moindre saute d’humeur, rien que du positif, un vrai professionnel, ou tout simplement un véritable passionné. On dit que les cimetières sont plein d’irremplaçables, je suis certain que je ne vivrai pas longtemps assez pour trouver quelqu’un qui pourra le remplacer.

Merci pour tout ce que tu as fait pour nous,

José

C’est avec une profonde tristesse et un cœur lourd que j’écris ces mots en mémoire de toi, mon ami, parti bien trop tôt. La maladie t’a arraché à nous, laissant derrière elle un vide immense, une douleur qui semble insurmontable. Tu es parti alors que la vie avait encore tant à t’offrir, et nous, tant à partager avec toi.
Je me souviens de ton sourire, de cette lumière que tu portais en toi, capable d’illuminer les journées les plus sombres. Tu étais bien plus qu’un ami : tu étais une source d’inspiration, une âme généreuse, toujours prête à tendre la main, à écouter, à soutenir. Tu avais cette rare capacité à rendre les moments simples, précieux, et à faire rire même dans les instants les plus difficiles.
La maladie a été cruelle, te volant peu à peu ton énergie, mais jamais ton courage. Tu as lutté avec une force et une dignité qui nous ont tous marqués. Tu nous as appris la résilience, la persévérance, et l’importance de chaque instant. Même dans les moments les plus sombres, tu as gardé cette lueur d’espoir, cette volonté de vivre qui nous a tous touchés.
Aujourd’hui, tu n’es plus là physiquement, mais ton esprit, ton rire et ton amour restent gravés dans nos cœurs. Chaque souvenir que nous avons partagé est un trésor que je chérirai pour toujours. Tu as laissé une empreinte indélébile sur nos vies, et personne ne pourra jamais te remplacer.
Repose en paix, mon ami. Tu mérites toute la sérénité du monde après le combat que tu as mené. Sache que tu ne seras jamais oublié, que ton souvenir vivra à travers nous, à travers les histoires que nous raconterons, les rires que nous échangerons en pensant à toi.
Tu es parti trop tôt, mais tu as vécu intensément, en laissant derrière toi un héritage d’amour, de courage et de bonté. Merci pour tout, mon ami. Tu nous manqueras éternellement.
À jamais dans nos cœurs,
Didier

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